Sarteano (mercredi 28/04)
Avant toute chose, j’aimerais préciser que la tour fortifiée présentée en photo était fermée et j’ai donc du me contenter de la prendre en photo de l’extérieur.
Mercredi: jour off. Quoi de mieux qu’une grasse matinée, puis d’une excursion en bus pour aller visiter les villes aux alentours? Le choix est tombé sur Sarteano, une ville de 4500 habitants environ, qui elle aussi a un Palio. Plus impressionnant que celui de Sienne, aux dires de la Signora. Sarteano n’est pas loin de Chianciano et le pullman m’y a conduite en 20 minutes.
Cette ville n’est pas indiquée dans le Routard (il faut bien faire une sélection, et il semble que tout comme Chianciano, elle ait fait partie des cailloux), mais j’avais un petit dépliant aimablement fourni par l’office du tourisme de Chianciano. Deux choses étaient à visiter: le Castello (en photo) et le Musée Civico. J’ai déjeuné d’un morceau de pizza, la pitance du pauvre, assise dans l’herbe en contrebas du Castello, puis je suis entrée dans la ville. Le centre historique est bien plus grand que celui de Chianciano et il y a plus de choses à voir. Eglises austères à l’extérieur mais riches en peintures du 16ème et en dorures à l’intérieur. J’ai commencé par la Collegiata di San Lorenzo, drapée de bleu, puis je suis arrivée sur la Piazza della Libertà, le centre névralgique de Sarteano: des boutiques fermées à cette heure-là, un bar Centrale tenu par un couple qui se criait dessus, la mairie et un centre touristique, le tout fermé. Bon. Le musée Civico, renfermant les trouvailles des archéologues dans la région aussi était fermé. Bon, bon, bon...que faire...J’ai marché un peu dans la ville, je suis entrée dans la Chiesa San Martin, puis j’ai pris un verre au bar Centrale. Et j’ai attendu 15h30 que le Castello ouvre. A 15h30, j’étais en train de poireauter devant les grilles, et une demi-heure plus tard, j’y étais encore. Une dame m’a dit qu’ils n’étaient pas très ponctuels, mais la vraie raison est que le Castello était fermé ce jour (pour ma défense, les horaires n’étaient pas clairs du tout).
A 16h, je me suis donc rendue au Musée Civico: première entrée en contact avec l’art des Etrusques. Les pauvres ne pensaient sans doute pas que tous leurs objets votifs se retrouveraient presque 3000 ans après dans des vitrines. Mais l’état de conservation quasi perfetta montre le talent de cette civilisation qui a duré 1000 ans. Vases, bijoux, fioles, perles en pâte de verre...Tout témoigne d’une grande civilisation qui aujourd’hui fait la fierté des Toscans. Il y avait une conférence en bas et j’ai donc du revenir pour voir les restes datant de la période hellénique (la dernière), exposés dans la salle.
Puis j’ai discuté avec le responsable du musée qui m’a gentiment fait un historique de la ville. Nous avons parlé ensuite de plein d’autres choses: de la France, de l’Italie, de la Toscane...pendant presque une heure. Très sympathique! et j’ai du rentrer prendre mon pullman pour Chianciano. J’ai attendu sur la place, encadrée par: à gauche une congrégation de petits vieux assis sur un banc qui commentaient les passant, et à droite par un groupe de jeunes qui faisaient la même chose. Les réunions masculines sur les bancs de la ville commencent tôt, en fait. Et se poursuivent jusqu’à un âge avancé.
En rentrant, j’ai croisé Giacomo Solfanelli, un des (jeunes) artisans qui expose deux chaises en fer forgé au musée. Je l’avais rencontré une première fois au début de mon séjour, puis nous nous étions recroisés dans Chianciano mais sans échanger les numéros de téléphone. Cette fois-ci, il m’a proposé, ainsi qu’aux autres filles, d’aller au cinéma: nous avons fait un bowling au Clev, et ensuite nous avons vu Agora, un film anticlérical, parfait pour un petit débat. Sauf qu’il a terminé à 00h30 et que nous étions trop fatigués pour ça. Enfin ça fait du bien de rencontrer un Italien normal, qui s’intéresse à autre chose qu’aux voitures-motos-filles et avec lequel on peut discuter. Chiara, qui est très difficile et n’hésite pas à montrer son absence d’intérêt, a eu l’air conquise. Tant mieux!
Mercredi: jour off. Quoi de mieux qu’une grasse matinée, puis d’une excursion en bus pour aller visiter les villes aux alentours? Le choix est tombé sur Sarteano, une ville de 4500 habitants environ, qui elle aussi a un Palio. Plus impressionnant que celui de Sienne, aux dires de la Signora. Sarteano n’est pas loin de Chianciano et le pullman m’y a conduite en 20 minutes.
Cette ville n’est pas indiquée dans le Routard (il faut bien faire une sélection, et il semble que tout comme Chianciano, elle ait fait partie des cailloux), mais j’avais un petit dépliant aimablement fourni par l’office du tourisme de Chianciano. Deux choses étaient à visiter: le Castello (en photo) et le Musée Civico. J’ai déjeuné d’un morceau de pizza, la pitance du pauvre, assise dans l’herbe en contrebas du Castello, puis je suis entrée dans la ville. Le centre historique est bien plus grand que celui de Chianciano et il y a plus de choses à voir. Eglises austères à l’extérieur mais riches en peintures du 16ème et en dorures à l’intérieur. J’ai commencé par la Collegiata di San Lorenzo, drapée de bleu, puis je suis arrivée sur la Piazza della Libertà, le centre névralgique de Sarteano: des boutiques fermées à cette heure-là, un bar Centrale tenu par un couple qui se criait dessus, la mairie et un centre touristique, le tout fermé. Bon. Le musée Civico, renfermant les trouvailles des archéologues dans la région aussi était fermé. Bon, bon, bon...que faire...J’ai marché un peu dans la ville, je suis entrée dans la Chiesa San Martin, puis j’ai pris un verre au bar Centrale. Et j’ai attendu 15h30 que le Castello ouvre. A 15h30, j’étais en train de poireauter devant les grilles, et une demi-heure plus tard, j’y étais encore. Une dame m’a dit qu’ils n’étaient pas très ponctuels, mais la vraie raison est que le Castello était fermé ce jour (pour ma défense, les horaires n’étaient pas clairs du tout).
A 16h, je me suis donc rendue au Musée Civico: première entrée en contact avec l’art des Etrusques. Les pauvres ne pensaient sans doute pas que tous leurs objets votifs se retrouveraient presque 3000 ans après dans des vitrines. Mais l’état de conservation quasi perfetta montre le talent de cette civilisation qui a duré 1000 ans. Vases, bijoux, fioles, perles en pâte de verre...Tout témoigne d’une grande civilisation qui aujourd’hui fait la fierté des Toscans. Il y avait une conférence en bas et j’ai donc du revenir pour voir les restes datant de la période hellénique (la dernière), exposés dans la salle.
Puis j’ai discuté avec le responsable du musée qui m’a gentiment fait un historique de la ville. Nous avons parlé ensuite de plein d’autres choses: de la France, de l’Italie, de la Toscane...pendant presque une heure. Très sympathique! et j’ai du rentrer prendre mon pullman pour Chianciano. J’ai attendu sur la place, encadrée par: à gauche une congrégation de petits vieux assis sur un banc qui commentaient les passant, et à droite par un groupe de jeunes qui faisaient la même chose. Les réunions masculines sur les bancs de la ville commencent tôt, en fait. Et se poursuivent jusqu’à un âge avancé.
En rentrant, j’ai croisé Giacomo Solfanelli, un des (jeunes) artisans qui expose deux chaises en fer forgé au musée. Je l’avais rencontré une première fois au début de mon séjour, puis nous nous étions recroisés dans Chianciano mais sans échanger les numéros de téléphone. Cette fois-ci, il m’a proposé, ainsi qu’aux autres filles, d’aller au cinéma: nous avons fait un bowling au Clev, et ensuite nous avons vu Agora, un film anticlérical, parfait pour un petit débat. Sauf qu’il a terminé à 00h30 et que nous étions trop fatigués pour ça. Enfin ça fait du bien de rencontrer un Italien normal, qui s’intéresse à autre chose qu’aux voitures-motos-filles et avec lequel on peut discuter. Chiara, qui est très difficile et n’hésite pas à montrer son absence d’intérêt, a eu l’air conquise. Tant mieux!

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