Ah..le charme des petites villes toscanes...(lundi 26/04)
Ca y est....je suis tombée amoureuse de la Toscane. Une région aux couleurs de son pays: le vert éclatant de la campagne, le blanc des nuages cotonneux et le rouge de la brique.
Lundi: journée de repos. Mon projet originel était d’aller à Arezzo, une ravissante ville à l’ouest (voir carte). Mais prise d’une flemme phénoménale, j’ai préféré faire la grasse matinée. Direction le Val d’Orcia. Bus à 13h30, heure du ramassage scolaire: il était bourré d’ados boutonneux et bruyants, ce qui est peu dire vu qu’ils étaient italiens. Changement à Montepulciano pour aller à Pienza. En grande dégourdie que je suis, j’ai manqué l’arrêt pour Pienza. Et tant mieux finalement! je suis donc descendue à l’arrêt d’après: San Quirico d’Orcia. L’endroit où j’aimerais vivre, c’est décidé. Une petite ville toute en pierres, dominant modestement le Val, dont les ruelles propres étaient à cette heure désertées par les touristes. Seuls quelques grand-pères assis sur un banc sur la place principale regardaient les gens passer. J’ai acheté un morceau de pizza à emporter, désirant trouver un endroit tranquille pour le déguster, ce qui fut fait en deux minutes. En m’avançant un peu plus dans la ville, je suis tombée sur un écrin de verdure dérobé à la vue: gli Horti Leonini, qui se cachait derrière un portail un peu étroit. Après la douce couleur des pierres, le vert de ce jardin à l’italienne éblouit presque. Un havre de paix, gardé par de hauts murs et rafraîchi par des arbres plantés le long. J’ai dévoré mon morceau de pizza assise sur un banc sous les arbres, avec la vue sur les buis bien taillés et la statue de Diomede Leoni (16ème) qui règne sur ce petit paradis. Quelques chats m’ont observée attentivement; un s’est même risqué à venir quémander. Si j’avais eu une fourchette...Puis j’ai déambulé un peu, et je suis sortie visiter le reste de la ville.
San Quirico est paisible. Il n’y a pas d’autre mot. Tout ici n’est que simplicité, calme et volupté. Une grande paix habite ces murs de pierre du 16ème - 17ème que le soleil réchauffe dès qu’il se montre. La ville renferme quelques trésors comme la collégiale romane, gardée par des lions émoussés ou encore il palazzo Chigi, ouvert pendant les expositions qui y sont organisées. J’ai visité la collégiale puis j’ai marché le long des remparts qui entourent la ville et la préservent de la rumeur de la route. J’ai profité un peu du calme et du soleil, puis j’ai pris le pullman pour aller à Pienza.
Pienza, comme toutes les villes de Toscane, est perchée sur sa colline. On la voit donc de loin et on pourrait même la sentir de loin tellement l’odeur du pecorino, le fromage local, se diffuse à travers la ville. Le Routard l’annonçait, mais je n’imaginais pas que c’était à ce point. Toutes les boutiques de produits locaux regorgent de ces gros fromages ronds à l’odeur insistante. Pienza est une petite ville animée, fondée au 15ème siècle par le Pape Pie II, l’enfant du pays, qui a fait construire de belles bâtisses, une superbe cathédrale, le tout gardé par des remparts massifs.
J’ai marché assez longtemps dans la ville, puis j’ai fini mon tour en longeant un mur qui sépare Pienza de la vallée, et offre un panorama exceptionnel....Vue sur il Val d’Orcia...à couper le souffle. Il était 18 heures environ, le soleil commençait à s’endormir et ses rayons diminués se perdaient dans la brume qui était descendue sur la campagne. C’était beau, tout simplement. Dans le lointain, on apercevait les maisons gardées par des cyprès, et tout se fondait dans une mer d’un vert bleuté. On n’entendait au loin, sur l’herbe et sous les cieux, que le cri des hirondelles et des chiens qui troublaient en alternance cet endroit silencieux...(Lamartine, avec mes remerciements)
Lundi: journée de repos. Mon projet originel était d’aller à Arezzo, une ravissante ville à l’ouest (voir carte). Mais prise d’une flemme phénoménale, j’ai préféré faire la grasse matinée. Direction le Val d’Orcia. Bus à 13h30, heure du ramassage scolaire: il était bourré d’ados boutonneux et bruyants, ce qui est peu dire vu qu’ils étaient italiens. Changement à Montepulciano pour aller à Pienza. En grande dégourdie que je suis, j’ai manqué l’arrêt pour Pienza. Et tant mieux finalement! je suis donc descendue à l’arrêt d’après: San Quirico d’Orcia. L’endroit où j’aimerais vivre, c’est décidé. Une petite ville toute en pierres, dominant modestement le Val, dont les ruelles propres étaient à cette heure désertées par les touristes. Seuls quelques grand-pères assis sur un banc sur la place principale regardaient les gens passer. J’ai acheté un morceau de pizza à emporter, désirant trouver un endroit tranquille pour le déguster, ce qui fut fait en deux minutes. En m’avançant un peu plus dans la ville, je suis tombée sur un écrin de verdure dérobé à la vue: gli Horti Leonini, qui se cachait derrière un portail un peu étroit. Après la douce couleur des pierres, le vert de ce jardin à l’italienne éblouit presque. Un havre de paix, gardé par de hauts murs et rafraîchi par des arbres plantés le long. J’ai dévoré mon morceau de pizza assise sur un banc sous les arbres, avec la vue sur les buis bien taillés et la statue de Diomede Leoni (16ème) qui règne sur ce petit paradis. Quelques chats m’ont observée attentivement; un s’est même risqué à venir quémander. Si j’avais eu une fourchette...Puis j’ai déambulé un peu, et je suis sortie visiter le reste de la ville.
San Quirico est paisible. Il n’y a pas d’autre mot. Tout ici n’est que simplicité, calme et volupté. Une grande paix habite ces murs de pierre du 16ème - 17ème que le soleil réchauffe dès qu’il se montre. La ville renferme quelques trésors comme la collégiale romane, gardée par des lions émoussés ou encore il palazzo Chigi, ouvert pendant les expositions qui y sont organisées. J’ai visité la collégiale puis j’ai marché le long des remparts qui entourent la ville et la préservent de la rumeur de la route. J’ai profité un peu du calme et du soleil, puis j’ai pris le pullman pour aller à Pienza.
Pienza, comme toutes les villes de Toscane, est perchée sur sa colline. On la voit donc de loin et on pourrait même la sentir de loin tellement l’odeur du pecorino, le fromage local, se diffuse à travers la ville. Le Routard l’annonçait, mais je n’imaginais pas que c’était à ce point. Toutes les boutiques de produits locaux regorgent de ces gros fromages ronds à l’odeur insistante. Pienza est une petite ville animée, fondée au 15ème siècle par le Pape Pie II, l’enfant du pays, qui a fait construire de belles bâtisses, une superbe cathédrale, le tout gardé par des remparts massifs.
J’ai marché assez longtemps dans la ville, puis j’ai fini mon tour en longeant un mur qui sépare Pienza de la vallée, et offre un panorama exceptionnel....Vue sur il Val d’Orcia...à couper le souffle. Il était 18 heures environ, le soleil commençait à s’endormir et ses rayons diminués se perdaient dans la brume qui était descendue sur la campagne. C’était beau, tout simplement. Dans le lointain, on apercevait les maisons gardées par des cyprès, et tout se fondait dans une mer d’un vert bleuté. On n’entendait au loin, sur l’herbe et sous les cieux, que le cri des hirondelles et des chiens qui troublaient en alternance cet endroit silencieux...(Lamartine, avec mes remerciements)

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