Le lundi au soleil, c'est quelquechose qu'on n'aura jamais

Dimanche (la veille), le temps a été épouvantable. Et après le dîner, mon estomac a été aussi lourd que le temps...Lui était orageux et nous a offert un superbe spectacle d’éclairs d’un bleu aveuglant embrasant le ciel. L’orage passé, un brouillard que le vent violent essayait à tout prix de chasser, est descendu sur la ville. Décor parfait pour un thriller. Mais pour revenir à mon estomac, le pauvre a du brasser et décomposer: une salade de coeurs de palmiers noyés dans de la mayonnaise, accompagnés d’oeufs durs aux crevettes eux aussi recouverts de mayonnaise, suivis de spaghettis à l’huile et à l’ail, précédant des côtelettes de porc et une espèce de rôti de dinde, auxquels tenait compagnie un gratin de pommes-de-terre suédois. Pour faire passer le tout, une part de «colomba» (une grosse brioche en forme de colombe avec des raisins et des amandes), du tiramisu et un gâteau au citron. Avec du vin santo de Montepulciano.

Le mauvais temps et le ventre lourd ont continué toute la journée lundi. Il y a eu quelques visites au musée: une famille italienne dont tous les représentants, du plus petit au plus grand, mâchaient un chewing-gum de façon synchronisée. Puis un trio de petits vieux dont un qui m’a demandé s’il pouvait prendre des tracts sur le comptoir. A ma réponse affirmative, il a donc commencé sa collecte. Puis tout à coup, pris d’une sorte de frénésie, je l’ai vu prendre toutes les cartes et les mettre dans sa poche. L’image de Yoda en train de se servir dans les affaires de Luke s’est soudain superposée à cette scène. Je lui a demandé gentiment de les remettre là où il les avait trouvées. Ce qu’il a fait, tout étonné.

Et puis resto le soir à l’occasion du départ du Signor et du fiston qui rentrent à Londres au moins pour 3 mois.

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