Les calamars, c'est des malabars! (dimanche 09/04)
Grande nouvelle: les feux de signalisation du carrefour en face du musée, les seuls et uniques de la ville, fonctionnent pour la première fois....A présent, chose magnifique, les voitures s’arrêtent: plus besoin de faire sa prière avant de traverser la route, ni d’attendre un quart d’heure qu’elles nous laissent passer. Ca donne un air plus civilisé à Chianciano, je trouve.
Je me suis récemment lancée dans une petite expérience culinaire, voulant m’essayer à des plats un peu plus italiens. J’ai acheté du poisson au Centro Etrusco (un grand hypermarché): du merlan, un mélange de crustacés et des calamars entiers. Le tout très frais, aucune odeur poisseuse. «Je vais me régaler!», ai-je pensé avec gourmandise. Et en effet, après avoir fait mijoter tomates, ail, oignon, vin blanc et fruits de mer, j’ai obtenu un délicieux mélange qui avait un petit goût de bisque de homard. Deux jours après, j’ai pris la décision de cuisiner les calamars. Mon idée était de les faire ‘a la plancha’ mais sans plancha car la Signora n’est pas si bien équipée...A la poêle, donc. Je suis allée me servir dans ses réserves en vinaigre balsamique et sauce soja. J’ai mélangé le tout avec de l’huile et du sel dans une assiette, et j’y ai trempé les calamars pour retrouver l’effet ‘plancha’ caramélisé. Pendant que la poêle chauffait, je me suis employée à faire une sauce tomate, avec du vin blanc toujours. Puis après quelques minutes, la poêle légèrement huilée m’a paru être chauffée à point. J’y ai donc disposé les calamars, m’attendant à ce qu’ils caramélisent. Deux choses se sont alors passées: un jus bouillant s’est formé, réduisant à néant mes espérances de cuisson a la plancha et j’ai vu avec horreur trois calamars se débattre dans de lentes convulsions de tentacules...horreur...Je n’ai pas eu le courage d’assister à leur agonie et je me suis lâchement enfuie, entendant presque leurs hurlements.. Quand je suis revenue, un calamar agitait encore ses tentacules. Puis ils se sont tous soudain gonflés, ressemblant à sept grosses tiques blanches frémissant dans le jus qui éclatait en grosses bulles autour d’elles. J’ai contemplé le résultat de la torture que je leur avais involontairement infligée et j’ai éteint la plaque. La sauce tomate était prête. Après quelques hésitations, j’en a pris trois après les avoir tâtés avec mon couteau pour m’assurer qu’ils étaient bien morts. Et je les ai mangés sans aucune pitié. Délicieux finalement. This calamar has ceased to be.
Je me suis récemment lancée dans une petite expérience culinaire, voulant m’essayer à des plats un peu plus italiens. J’ai acheté du poisson au Centro Etrusco (un grand hypermarché): du merlan, un mélange de crustacés et des calamars entiers. Le tout très frais, aucune odeur poisseuse. «Je vais me régaler!», ai-je pensé avec gourmandise. Et en effet, après avoir fait mijoter tomates, ail, oignon, vin blanc et fruits de mer, j’ai obtenu un délicieux mélange qui avait un petit goût de bisque de homard. Deux jours après, j’ai pris la décision de cuisiner les calamars. Mon idée était de les faire ‘a la plancha’ mais sans plancha car la Signora n’est pas si bien équipée...A la poêle, donc. Je suis allée me servir dans ses réserves en vinaigre balsamique et sauce soja. J’ai mélangé le tout avec de l’huile et du sel dans une assiette, et j’y ai trempé les calamars pour retrouver l’effet ‘plancha’ caramélisé. Pendant que la poêle chauffait, je me suis employée à faire une sauce tomate, avec du vin blanc toujours. Puis après quelques minutes, la poêle légèrement huilée m’a paru être chauffée à point. J’y ai donc disposé les calamars, m’attendant à ce qu’ils caramélisent. Deux choses se sont alors passées: un jus bouillant s’est formé, réduisant à néant mes espérances de cuisson a la plancha et j’ai vu avec horreur trois calamars se débattre dans de lentes convulsions de tentacules...horreur...Je n’ai pas eu le courage d’assister à leur agonie et je me suis lâchement enfuie, entendant presque leurs hurlements.. Quand je suis revenue, un calamar agitait encore ses tentacules. Puis ils se sont tous soudain gonflés, ressemblant à sept grosses tiques blanches frémissant dans le jus qui éclatait en grosses bulles autour d’elles. J’ai contemplé le résultat de la torture que je leur avais involontairement infligée et j’ai éteint la plaque. La sauce tomate était prête. Après quelques hésitations, j’en a pris trois après les avoir tâtés avec mon couteau pour m’assurer qu’ils étaient bien morts. Et je les ai mangés sans aucune pitié. Délicieux finalement. This calamar has ceased to be.

Commentaires
Enregistrer un commentaire