Arrivée - le 24/03
Commençons par le commencement.
Je suis partie persuadée de trouver l'Italie telle que je me la représentais: belle, chantante, chaleureuse, mafieuse, voleuse, ripailleuse, querelleuse, bref une vraie carte postale. Mais à ce moment, c'était surtout le côté "vols" qui m'inquiétait. Celui avec Easyjet s'est bien passé par contre: Easyjet c'est Easy, même le staff est easy-going. Pas d'incident notoire, sauf une dame qui s'est évanouie à côté de moi en allant aux toilettes.
En sortant de l'avion à 16h, je me demandais où j'aurais pu aller pleurer si on me volait mon sac-à-dos qui contenait (je peux le dire, maintenant) mon Mac, mon appareil photo, tous mes chargeurs etc... C'est donc en regrettant de ne pas avoir des yeux derrière la tête pour coincer ceux qui ne manqueraient pas de me détrousser, que j'ai posé le pied sur le sol italien. Premier contact avec le bitume romain de Ciampino, premières odeurs de bitume romain de Ciampino, premières rumeurs d'italien...Sono arrivata.
Ciampino est éloigné de Rome: les avions atterrissent au ras d'immeubles décrépis, au milieu de prairies qui doivent être jaunes l'été.
J'ai dû prendre le bus qui fait la navette entre Ciampino et la gare centrale Termini, ce qui tombait à pic vu que je devais prendre le train pour Chianciano. Au cours de ce trajet plutôt long, j'ai pu voir l'état de la banlieue romaine dont les bourgs sans âme, sales et tagués laissent passer mornement le flot de voitures qui les traverse. Toutes les villes se ressemblent finalement. Mais sitôt aperçue l'église saint Jean de Latran et une fois les Murs passés, nous rentrons dans une dimension historique qui émeut véritablement. Jusqu'à ce que la gare Termini surgisse... une espèce de bloc énorme, entouré d'une circulation grouillante due entre autres aux travaux, que le bus a mis 1/4 d'heure à contourner.
Bref, après être rentrée dans ce ventre géant, et après avoir erré dans le hall à la recherche d'un portable (trop cher) puis d'un sandwich (trop bon), j'ai pris mon train en direction de Florence. Ah Firenze...Ca fait rêver....1 heure plus tard j'étais arrivée à Chiusi et là commençait véritablement mon séjour.Sans m'être fait voler quoi que ce soit.
En sortant du train, une délicieuse odeur de feu de bois et d'herbe m'a chatouillé les narines que j'ai ouvertes à fond ("l'odeur de la Toscane", me suis-je dit béatement), mais que j'ai refermées aussitôt après avoir inspiré une bonne bouffée de gasoil que crachaient les trains à quai. J'ai attendu 20 min qu'on vienne me chercher, quand enfin, j'ai vu la personne que j'allais côtoyer pendant deux mois: la signora G, large suédoise. Celle-ci, après avoir difficilement garé sa longue Jaguar, est sortie pour me saluer (en anglais; damn.) Puis après avoir mis bagages et personnes à l'intérieur, nous sommes parties pour il Museo d'arte di Chianciano.

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