Farniente a Lucca
Jour de pause avec pour prétexte la (re)-visite de Lucca.
Lever vers 8h30, petit-déjeuner copieux, puis je me suis dit qu’aller à la piscine me ferait du bien.
J’en ai parlé à la propriétaire de l’hôtel, très sympathique. Elle m’a conseillé le bassin de 25 mètres, non loin de l’hôtel. Son mari proposa gentiment de m’y amener car il devait déposer quelque chose. Et ô joie, ils avaient une vieille Cinquecento (couleur anis) de 1963! Et c’était parti pour un tour sur le « périphérique » de Lucca en Cinquecento! Il me montra comment rentrer de la piscine vers l’hôtel et puis me déposa devant le complexe sportif de Lucca.
Il semblait totalement désert et rien n’indiquait où rentrer. Je suis donc entrée par une porte dérobée mais j’ai tout régularisé après.
J’ai nagé plus d’une heure (pas non-stop tout de même) puis je suis repassée par l’hôtel mettre mes affaires à sécher et je suis partie en ville.
C’était beaucoup plus calme qu’hier, les passants étant à présent principalement des touristes.
L’homme célèbre de la ville est Giacomo Puccini, vrai lucchesien né à Lucca mais évidemment qui n’y pas beaucoup vécu, le succès l’obligeant à voyager. J’ai revisité sa maison natale, plutôt son appartement natal où toute sa famille (8 enfants) a vécu. Des costumes, des lettres, des partitions manuscrites, des meubles sont exposés dans les pièces de l’appartement.
Sur la place attenante des airs d’opéra pucciniens s’envolaient de hauts-parleurs disposés près du musée.
Puis direction le duomo (XI-XIIème siècle), absolument superbe!
J’ai aperçu une drôle de forme sous la croix derrière l’autel et effectivement il s’agissait des restes comme momifiés du saint local, San Davino Armeno. Un saint pèlerin venant d’Armenie qu’on fêtait aujourd’hui. Sa vie est marquée par l’abandon total de ses richesses pour partir en pèlerinage vers Jérusalem, Rome et Compostelle. Un vrai de vrai pèlerin lui!! Pas un pèlerin de salon comme moi qui ai besoin de mon petit confort de temps en temps..
Il s’arrêta à Lucca en 1050 et y mourut. Il y a eu apparemment une grande communauté arménienne à Lucca, qui le vénérait lui plus qu’un autre (On reste patriote même dans la religion).
Je suis ensuite partie sur les anciennes murailles. Lucca, à l’inverse de Sarzana par exemple, a gardé toutes ses murailles d’enceinte. Cela fait la joie des coureurs, promeneurs ou des nombreux cyclistes qui peuvent ainsi contempler la beauté de Lucca d’en haut et les montagnes qui cadencent l’horizon. Les innombrables tilleuls exhalaient une forte odeur de pot-pourri, ce qui semblait incommoder certains (j’ai entendu dire une dame à vélo: « C’est chiant ce parfum! Je l’ai dans les narines depuis ce matin! »). C’était pourtant agréable..
Je n’ai pas refait la montée des tours de Lucca ni de lèche-vitrine (inutile car je ne peux rien ramener! C’est ça la solution en fait: prendre un petit sac de voyage!) Je me suis contentée de me balader tranquillement.
Demain Altopascio pour une étape courte.





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