Étape 23: de Radicofani à Acquapendente
24 km avec 500 mètres de dénivelé (principalement de la descente)
Départ à 9h30, soit 1 heure plus tard que l’horaire initialement prévu...ce n’était pas si grave, l’étape n’étant pas longue et pratiquement que de la descente.
La fatigue et la flemme ne faisant pas bon ménage, nous ne sommes même pas montés en haut de la tour qui nous avait paru si lointaine hier...il faisait déjà chaud et nous ne voulions pas nous attarder.
La première partie de route fut superbe car nous dominions toute la vallée avec vue sur les flancs déchirés des petites montagnes. Le chemin passait heureusement entre elles, le rendant rapide (mais néanmoins exigeant pour les jambes) à parcourir car pratiquement que en descente.
Nous retrouvions les habitations en pierre claire, plus douces que la pierre grise de Radicofani.
Malheureusement nous avons dû ensuite longer la Via Cassia, que nous avions quittée hier pour bifurquer vers Radicofani, aujourd’hui une nationale fréquentée par les camions. A certains moments nous pouvions la quitter pour prendre des chemins latéraux mais nous y revenions bien vite...
Et tout d’un coup, sur un pont, le signe barré de la Toscane et celui non-barré du Latium apparurent! Addio Toscana!! Ça m’a fait quelque chose de quitter la Toscane...comme si cela signifiait la fin des vacances (ce qui serait exact mais je ne veux pas trop y penser).
Les derniers kilomètres furent très éprouvants car il n’y avait aucun bas-côté et nous étions littéralement sur la route. Des camions passaient à 90 km/h, dégageant un nuage de poussière qui nous aveuglait, bref nous en étions rendus au point où nous préférions finir en voiture ou bus plutôt que de faire la une des journaux (locaux)...
Tentative 1: un couple qui quittait le parking d’un restaurant-malheureusement ils allaient dans l’autre sens.
Tentative 2: faire du stop. Ça n’a ému personne et j’ai fait chou blanc. Ils passaient de toute façon trop vite.
Tentative 3: attente près d’un arrêt de bus. Le bus ne passait pas et comme nous ne connaissions pas les horaires, nous avons donc continué le long de la nationale, en espérant trouver un commerce ou un parking où interpeller les gens en voiture. 20 minutes plus tard, le bus passait nonchalamment de l’autre côté de la route, devant deux pèlerins au bord de la crise de nerfs.
Au final nous nous sommes retrouvés tant bien que mal au bout de la partie « nationale » et ce fut avec soulagement que nous avons entamé la dernière côte sur une route dérobée vers Acquapendente.
Au final nous nous sommes retrouvés tant bien que mal au bout de la partie « nationale » et ce fut avec soulagement que nous avons entamé la dernière côte sur une route dérobée vers Acquapendente.
A 15h30, tous les commerces faisaient la sieste et la première impression fut celle d’une ville sans charme, qui connut son heure de gloire il y a deux siècles peut-être mais qui ne vivait plus dans l’opulence. Nous avons pris une chambre pas trop chère à l’hôtel local et nous allons visiter un peu plus tard, après lavage des affaires, sieste etc!
Bilan physique du jour: 3 ampoules au pied pour Melvyn et la cuisse droite qui me tire beaucoup.
Bilan physique du jour: 3 ampoules au pied pour Melvyn et la cuisse droite qui me tire beaucoup.
Petit apparté marche en couple: selon la signalétique de la Via Francigena, l’homme porte le sac et la femme se contente de porter son fichu. Je dois avouer que nous sommes loin de cette représentation très « années 50 » du couple car mon sac pèse au moins autant (voire plus) que celui de Melvyn. Ceci dit, c’est entièrement de ma faute car je ne réussis pas à voyager léger...



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