Étape 22: de Bagno Vignoni à Radicofani
Lundi 18/06/2018- 26 km avec 500 mètres de dénivelés
Départ à 9h30 après un petit-déjeuner abondant (et sain). Nous avons fait un tour dans le mouchoir de poche qu’est Bagno Vignoni, jusqu’aux excavations romaines qui ont mis à jour des anciens thermes et moulins. Une rigole fait couler un peu de la source chaude qui se jette dans le vide en une cascade tiède.
Le chemin s’annonçait ardu après une première série de côtes heureusement en sous-bois. Il faisait déjà chaud (rapport au départ tardif) et pas un brin d’air ne venait rafraîchir l’air. Nous sommes passés au pied de Castiglione d’Orcia mais nous n’avions pas le temps de faire le crochet.
Nous arrivâmes sur la crête d’une très, très haute colline où un fort vent latéral nous apporta un peu de fraîcheur, nous permettant de souffler et d’admirer la superbe vue sur la campagne toscane dont les couleurs ont désormais perdu de leur vivacité et virent petit à petit vers le doré estival.
Depuis un petit moment on distinguait une forteresse qui se découpait au sommet d’un mont, loin, loin devant nous. Un peu pour blaguer je dis à Melvyn: «à mon avis, ce doit être Radicofani! » En réponse, je n’ai eu que rires puis incrédulité inquiète. Et effectivement en vérifiant sur internet (car oui on capte 3G et 4G à peu près partout), il s’agissait bien de Radicofani...Dieu que ça paraissait loin. A chaque virage nous regardions en sa direction pour voir si elle se rapprochait mais non, elle restait toujours autant inaccessible.
Melvyn s’émerveillait de l’endurance dont faisaient preuve les armées romaines qui parcouraient, pour les moins gradés, des centaines de kilomètres avec leur bardas, nous qui peinions déjà avec quelques kilos sur le dos (moi surtout. J’avais du mal à suivre mon cher et tendre qui marchait à vive allure). Quand on y pense, l’homme a conquis des territoires entiers à pied, bien que souvent aidés par des canassons...
Melvyn s’émerveillait de l’endurance dont faisaient preuve les armées romaines qui parcouraient, pour les moins gradés, des centaines de kilomètres avec leur bardas, nous qui peinions déjà avec quelques kilos sur le dos (moi surtout. J’avais du mal à suivre mon cher et tendre qui marchait à vive allure). Quand on y pense, l’homme a conquis des territoires entiers à pied, bien que souvent aidés par des canassons...
Puis le chemin changea d’axe et Radicofani disparut de notre
horizon. Ceci nous enleva une certaine pression et il nous était plus facile de nous concentrer sur les côtes qui ne finissaient pas de se succéder, descendant vers le plat de l’ancienne Voie Cassia puis remontant, enfin, vers Radicofani!! À 814 mètres d’altitude, le paysage devenait presque montagneux, et entre un champ planté de sapins où un berger faisait paître son troupeau et la pierre volcanique des maisons, je me serais presque crue revenue dans les Appenins!
horizon. Ceci nous enleva une certaine pression et il nous était plus facile de nous concentrer sur les côtes qui ne finissaient pas de se succéder, descendant vers le plat de l’ancienne Voie Cassia puis remontant, enfin, vers Radicofani!! À 814 mètres d’altitude, le paysage devenait presque montagneux, et entre un champ planté de sapins où un berger faisait paître son troupeau et la pierre volcanique des maisons, je me serais presque crue revenue dans les Appenins!
Radicofani est un petit bourg un peu brut dominant la vallée, faisant face au mont Amiata qui culmine à 1738 mètres.
A l’ostello où je me suis rendue pour faire tamponner nos credenziale, les bénévoles me dirent que c’était presque complet et de plus je vis la Hollandaise qui était déjà là, donc hors de question de partager le dortoir avec elle...nous avons rapidement trouvé un studio pas trop cher et une fois douchés et affaires lavées nous avons fait le tour du village, en passant par l’ancien quartier juif (une place en gros).
Il était assez tard et après avoir fait faire nos « panini » dans une petite épicerie où la dame très gentille nous concocta de superbes paninis avec pesto, tomates séchées, pecorino etc, nous sommes partis dîner. Ce fut le pire dîner de mon séjour: des portions gargantuesques de soupes sans goût et de pâtes à la mauvaise sauce tomate...impossible de finir et nous sommes vite partis pour aussi échapper à l’émission de télé qui constituait le fond sonore du restaurant...





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