Étape 13: de Lucca à Altopascio
Étape courte (19km) et que du plat.
J’avais mon temps et ne me suis donc pas pressée pour cette étape parfaite pour une remise en jambe.
J’ai quitté à regret le petit hôtel où je me sentais si bien. La dame m’a souhaité une bonne marche et je suis partie vers de nouvelles aventures!
Le chemin n’offrait que peu d’intérêt. J’ai rencontré sur la route un couple retraité de «pèlerins » américains qui font le chemin de Lucca à Sienne. Ils se sont installés à Mexico car ils ne supportent plus l’Amérique de Trump. Très engagés auprès du parti démocrate à Mexico, ils espèrent que les choses changeront!
A Capannori, un signe indiquait qu’il était possible de faire tamponner sa credenziale. Je me suis donc dirigée vers l’endroit en question qui s’est avéré être un musée archéologique. 2 dames retraitées étaient à l’accueil et nous avons engagé les conversation. Elle me dirent qu’elles étaient contente de voir une Française sympa, car de tous les pélerins, nous sommes les plus « snob » (arrogants donc). Stèréotype malheureusement confirmé! Elles assurent bénévolement l’accueil du musée et m’ont proposé de faire la visite du musée (gratuite de toute façon). J’avais le temps et je me suis dit que ça pouvait être intéressant. Effectivement ce le fut. Une des dames, Maria-Pia, me fit une visite complète commentée du musée qui se divisait en 3 parties: 1) les objets datant des Romains et des Étrusques trouvés à proximité, 2) une salle consacrée à l’explorateur italien Carlo Piaggia qui au 19eme siècle alla explorer l’Afrique, 3) une salle consacré à la vie paysanne de la région.
La première partie fut assez impressionnante car les vestiges mis à jour lors de la construction d’une route permirent le reconstitution d’un petit village (maison, auberge etc)où les squelettes de 2 bébés furent retrouvés à proximité d’une maison. Foule d’objets de la vie quotidienne et explication sur l’histoire romaine de Lucca et des environs. Nous nous trouvons en Terre d’Auser (signifiant rivière sacrée), une ancienne rivière qui disparut pour faire place à l’actuelle Serchio le long de laquelle je suis arrivée à Lucca (soit petite Auser). Maria-Pia expliquait tout avec soin, comme une leçon bien apprise mais ça ne manquait pas d’intérêt, loin de la!!
Évidemment les Étrusques (les Toscans éprouvent une grande fierté de descendre des Étrusques et non des Romains) ont largement marqué la Toscane. Ayant grandement influencé les Romains par leurs techniques de constructions (base en pierres) on a retrouvé d’eux des bijoux très raffinés, jolies poteries etc, stockés aujourd’hui dans divers musées.
On explique aussi que les villes romaines, telle Lucca à l’époque, étaient construites suivant un plan quadrillé, un peu comme les garnisons.
La salle consacrée à Carlo Piaggia expliquait sa vie et sa démarche d’explorateur/ethnologue/négociant d’art africain (inédit à l’époque) mais dont les expéditions n’avaient aucun fondement scientifique, qui partit vivre auprès d’une tribu les Sandè qui mangeait de la chair humaine. Miam.
Quant à la salle consacrée aux paysans du coin, elle montrait à travers photos et objets la vie dure des « contadini » qui cultivaient maïs, pois chiches et haricots.
J’ai exprimé toute ma gratitude à Maria-Pia pour cette visite d’1 heure aux petits oignons et j’ai continué mon chemin. Devant le parvis de l’église des restes d’un tappeto fait de fleurs séchées et de maïs (en hommage à la production régionale j’imagine) m’arrivèrent en pleine figure, soulevés par une bourrasque de vent.
Au détour d’un chemin avant Altopascio j’ai aperçu les fleurs artificielles un peu macabre signalant la mort de quelqu’un. Effectivement un pèlerin belge avait trouvé la mort là. Soit on tire à vue sur les pèlerins, soit il est mort d’une crise cardiaque...RIP..
J’arrivai sans encombre à Altopascio, dont le minuscule centre historique garde des traces de géré la Commanderie Del Tau qui assurait au Moyen Âgé accueil des pèlerins et entretien des routes et des ponts.
A la bibliothèque municipale il me remirent les clés du logement des pèlerins pas super propre. Une Allemande d’un certain âge était déjàf là et je m’installai dans la chambre d’a cote.
J’ai fait le tour, ai un peu lu les panneaux puis je suis allée dîner. La j’ai retrouvé le couple d’Americains très gentils qui m’ont invitée à me joindre à eux. Soirée anglophone pour une fois!


Commentaires
Enregistrer un commentaire