Épilogue
Nous voici de retour à Boulogne...Un mois s’est écoulé depuis mon départ en train pour Milan puis Piacenza, d’où je suis partie pour un périple inoubliable à travers un époustouflant morceau d’Italie.
Époustouflant pas uniquement par la beauté des paysages traversés et la richesse culturelle de l’Italie, immense. Époustouflant par la gentillesse des Italiens, quel que soit le bourg traversé: un simple salut de la main, un « ciao » cordial ou une discussion plus longue, je n’ai reçu qu’un accueil formidable de leur part. Certes le fait que je parle italien aide énormément mais il n’empêche que je me suis très rarement sentie en danger, pas comme dans notre chère région parisienne(...)
Même si je n’étais pas une vraie « pèlerine » et bénéficiant de plus des progrès technologiques qui nous permettent de voyager confortablement et en sécurité, j’ai pu un peu ressentir ce que les pèlerins d’avant expérimentaient, surtout lors de l’arrivée dans les villes d’étape que l’on vit un peu comme une victoire,
surtout après une étape difficile! J’imagine l’émotion submergeante lors de l’arrivée à Rome après plusieurs mois de marche...
surtout après une étape difficile! J’imagine l’émotion submergeante lors de l’arrivée à Rome après plusieurs mois de marche...
Comme il est coutumier de faire un bilan après un voyage ou une expérience comme celle-ci, voici un bilan chiffré:
27 jours de marche
5 jours entiers de pause, soit pour me reposer soit pour attendre Melvyn
5 jours entiers de pause, soit pour me reposer soit pour attendre Melvyn
590 kilomètres parcourus à pied, de l’Emilie-Romagne au Lazium, en passant par un bout de Ligurie et la Toscane. Ça peut paraître assez vertigineux dit comme ça, mais au final les étapes font qu’on ne « ressent » pas la distance. Seul le coup d’œil sur la carte permet de s’en rendre compte!
10 kg: le poids du sac-à-dos avec l’eau. Il y a évidemment beaucoup d’objets dont je n’ai pas eu l’utilité.
0 incident: tout s’est passé comme sur des roulettes. Je me suis laissée totalement portée par le voyage, improvisant au jour le jour et c’était délicieux (je maintiens délicieux)
0 ampoule: je remercie donc chaleureusement le Vieux Campeur pour leurs conseils en terme de chaussures et de chaussettes!
0 blessure handicapante: sans blessure mais pas sans douleur! Amusant d’ailleurs: il s’agissait de douleurs fugitives qui changeaient presque quotidiennement d’endroit: un coup épaules, l’autre les lombaires puis cuisses, mollet, cheville, pied, orteil. Elles disparaissaient après 2 ou 3 jours: soit mon cerveau les « oubliait », soit je me musclais ou bien les massages pré et post-marche ont été salutaires! Je verrai ce que ça donne une fois rentrée.
4 objets oubliés ou perdus: ma casquette, dès la seconde étape, et plus tard mon sac de course, mes lunettes de piscine et mon bonnet de bain.
20 nectars d’abricot: difficile de compter...
0 pizza! au final soit je ne mangeais pas trop dans la journée ou bien je me faisais un « panino ». Et le soir je préférais dîner
dans les osterie locales, de toute façon peu chères ou bien dans les Ostello quand le dîner était préparé pour les pèlerins.
dans les osterie locales, de toute façon peu chères ou bien dans les Ostello quand le dîner était préparé pour les pèlerins.
0 glace: j’admets, ce n’est pas un exploit car je n’aime pas trop ça mais je n’ai quand même pris aucun sorbet.
0 trace: j’ai appliqué le principe du « no trace ». Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire « Comment chier dans les bois ».
Ce que je regrette:
-Évidemment de ne pas avoir fini la route mais ça a permis à Melvyn de profiter de très belles étapes en Toscane et dans le Latium et à moi d’avancer plus tranquillement!
-De ne pas avoir pris le temps de plus étudier en amont l’histoire des villes et des régions traversées car c’est passionnant.
-De ne pas avoir eu le courage ou le temps de faire quelques détours pour voir certaines abbayes ou villages superbes en dehors du chemin.
-De n’avoir rien pu ramener à cause du sac à dos!


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