Étape 7: de Pontremoli à Aulla
Je me suis réveillée avec la cuisse gauche qui tirait fort, sans doute à cause de la grosse descente de la veille.
Alors que je quittais la ville, ne sachant absolument pas si j’allais faire les 33 kms, j’ai entrevu un pèlerin qui marchait derrière moi et qui me dépassa, me saluant au passage. Il s’arrêta plus loin prendre une photo; nous engageâmes la conversation et nous nous mîmes en route. Il me montra les pics rocheux qu’on apercevait au loin: de l’autre côté il y a Carrare (carrières de marbre donc)!
Gianni, car tel était son nom, était un tout récent et dynamique retraité (décidément!), habitant à Rome mais venant de Trente, heureux comme un pape à l’idée d’être enfin libre (sic). Ce fut un compagnon de route très interactif, qui parlait à tout le monde et à tous les animaux rencontrés, prenait presque tout en photo et nous avons bavardé pendant les 2 premiers tiers du chemin. Il avait beaucoup voyagé et vécu en Asie et au Brésil, s’intéressait à la politique française et bien sûr à celle de l’Italie et faisait toutes sortes de tours en vélo ou à pied en Italie. Il était content car il avait demandé une audience papale pour son père (fervent catholique) de 97 ans et il venait de recevoir la confirmation «qu’est-ce qu’il va être heureux! »
La route faisait passer par de nombreuses « Pieve » ou église (romanes en l’occurrence) et nous fîmes un arrêt à la Pieve di Sorano. Là je retrouvai le couple allemand de Stuttgart, en « pause de marche », qui était venu specialement pour voir l’église mais ils trouvèrent porte close, la dame qui avait les clés ne venant que l’après-midi..sur ces entrefaits, Stefano et son groupe d’amis réduit arrivèrent au moment où nous nous remîmes en route.
Le chemin était varié, alternant sous-bois humides et champs, montées et chemins de boue et nous traversâmes des bourgs médiévaux vraiment jolis comme Filattiera. Lors d’une pause nous rencontrâmes un petit groupe de femmes de Milan, qui faisait Villafranca-Lucca, et une Suissesse déjà croisée mais qui visiblement préfère rester seule (et qui marche en sandale...mais comment fait-elle dans la boue?)
La douleur à la cuisse se faisait plus vive au fur et à mesure de la marche et chaque descente était compliquée. Heureusement je faisais un mouvement contraire lors des montées qui me soulageait.
La douleur à la cuisse se faisait plus vive au fur et à mesure de la marche et chaque descente était compliquée. Heureusement je faisais un mouvement contraire lors des montées qui me soulageait.
Finalement, les kilomètres s’égrenèrent et au fur et à mesure la distance jusqu’à Aulla se réduisait. Nous finîmes par y arriver, boitant tous deux, moi a cause de ma cuisse et lui a cause d’une ampoule qui venait de crever. J’étais tellement épuisée qu’exceptionnellement je me suis payé le luxe d’une chambre à l’hôtel à l’entrée de la ville. 60€ la nuit, et encore avec la réduction spécial pèlerin, c’était cher payé pour ce que c’était..mais au moins j’étais seule et tranquille.
Demain direction la Ligurie et la ville de Sarzana. On se rapproche de la mer!!



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