Étape 2: de Fiorenzuola à Fidenza
Au réveil une pluie diluvienne résonnait sur le pavement...j’ai attendu le dernier moment puis je me suis résolue à partir. J’ai croisé mon « coloc » italien qui avait lui aussi attendu l’accalmie et s’apprêtait à partir à vélo. Et miracle, plus de pluie. Nous nous sommes souhaité un « buon camino » et je me suis mise en chemin. La pluie froide avait laissé la place à une chaleur lourde et humide qui me fit presque regretter les averses..
Encore une fois, l’itinéraire fait longer des routes où les conducteurs rivalisent de vitesse, avec peu d’intérêt pour la sécurité des pauvres randonneurs qui n’ont pas d’autre choix que de passer par là...
L’attrait du parcours fut la visite de l’abbaye cistercienne de Chiaravalle della Colomba et son cloître. Alors pourquoi Colomba et pourquoi Chiaravelle? Colomba parce qu’une colombe indiqua où construire l’abbaye quand Bernard de Clairvaux (dit Chiaravelle en italien, voilà) fit fonder l’abbaye.


J’ai poursuivi ma route vers Fidenza. Tout d’un coup les premières silhouettes des Appenins sont apparues, annonçant des journées difficiles. J’ai pris un logement dans la structure spéciale pèlerins. Encore une fois, propre, confortable et 10€...je suis seule avec une Allemande qui doit interrompre son chemin à cause d’une ampoule trop douloureuse.
À Fidenza une superbe cathédrale Romane vaut le détour, une des plus belles En Europe!
À Fidenza une superbe cathédrale Romane vaut le détour, une des plus belles En Europe!
Les gens rencontrés:
j’ai croisé la famille américaine qui logeait au même endroit à Fiorenzuola et qui fait le pèlerinage avec leurs 2 jeunes garçons. Les pauvres sont partis tôt et étaient encore trempés.
Taillage de bavette avec une gentille dame à l’abbaye qui m’a apposé le timbre sur la Credenziale.
-Conversation intéressante avec le monsieur de l’épicerie à Fidenza où je me suis acheté du fromage. Il m’a expliqué que c’est le maire de Fidenza qui avait contribué à relancer la Via Francigena dans la region. Il m’a ensuite annoncé que la partie la plus belle du chemin arrivait, que c’en était fini des routes et qu’il y avait des choses magnifiques à voir. Ouf! Il m’a expliqué que leur dialecte local (et leur accent, unique dans la région) était issu du français mais que personne ne savait pourquoi. Démenti 15 minutes plus tard par le locataire de l’appartement situé au-dessus du logement des pèlerins et qui m’a très gentiment aidée avec le lave-linge récalcitrant - « c’est n’importe quoi » a-t-il dit. Je ne connaîtrai jamais le fin mot de l’histoire.
Au dîner, j’ai recroisé un retraité (stefano de son petit nom) qui commence seul un bout de la via Francigena et va marcher avec un ami atteint d’un cancer.
Les animaux croisés:
j’ai eu le bonheur de sauver un lombric qui se tortillait sur le macadam. A part ça, des chiens et une cheval qui se roulait avec délectation dans la boue, rien de très exotique..


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