Escale à Sarzana

Mercredi 30/05


Je voulais récupérer un peu avant de continuer mon chemin et j’ai donc séjourné à Sarzana, jolie ville ligurienne proche de la côte où on entend les mouettes crier sur les toits. Une toute autre ambiance!

C’est une ville coquette, peinte de jaune ou de rose qui embaume le jasmin qui pousse en haie, en jardinières, partout. Une ville, ce qui me change singulièrement des autres bourgs visités. Ici on retrouve les boutiques de luxe et les touristes allemands et anglais qui visitent les Cinque Terre qui se trouvent tout proche.

J’avais tout mon temps; la ville, encore enserrée par d’anciennes fortifications un peu en ruine, était petite et j’avais donc largement le temps de lézarder toute la matinée. 
Je me suis posée dans un joli café pour prendre mon petit-déjeuner et j’ai lu le journal du jour afin d’en savoir plus sur la situation (catastrophique) du gouvernement italien. En effet, mon retraité numéro 2, Gianni, m’avait annoncé  lundi que tout avait volé éclat. 
Au café, les hommes rassemblés ne parlaient que de ça et effectivement on se demande comment l’Italie s’en sortira..« Lo spread » est au plus haut, l’Italie risque de faire défaut, mais il semble qu’aucun politique ne se rende compte de la gravité de la situation. Les Italiens semblent bizarrement résignés. Ou lassés. Ils vont pourtant sans doute devoir revoter et justement cet après-midi là, branle-bas de combat dans Sarzana: Matteo Savili secretaire national de la Ligue du Nord (Lega, équivalent du FN), parti de la coalition, venait faire son speech. 
Policiers, journalistes et badauds étaient tous réunis sous la pluie pour l’écouter. Pour ma part j’étais partie nager 1 grosse heure à la piscine locale (un maître-nageur peu locace et un groupe de femmes se tortillant au son de musique techno) et n’ai vu que la partie « selfie ». 

Une fois le soleil de retour, je me suis promenée dans la ville. Sarzana est fière de son passé de résistance au fascisme, les collines que j’avais traversées la veille ayant servi de maquis aux jeunes résistants. 

De jolies églises, de mignonnes boutiques de vêtements, des salons de thé...on a de quoi se détendre et siroter un verre agréablement. Le soir arrivant, je me suis installée dans une osteria. Le serveur était sympa mais un peu collant. Il m’a quand même fait découvrir le pain local, une petite galette cuite au four. 

Sur le chemin un retour, j’ai croisé le couple de Stuttgart, qui finissent demain leur séjour sur la Via Francigena. Cette fois-ci nous nous sommes dit au revoir.

Demain direction Massa!








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