21/05: Arrivée à Piacenza
Mon voyage jusqu’a Milan s’est passé comme un charme, malgré le départ aux aurores. Melvyn a eu la gentillesse de m’amener ce qui a adouci un peu le départ.
Une fois arrivée à Milan, le monsieur de Trenitalia qui m’a aidée à prendre mon billet de train pour Piacenza avec le tarif préférentiel Via francigena et auquel je faisais remarquer que plus mon train était tard, moins j’aurais de temps pour visiter, m’a dit: c’est petit Piacenza, pas besoin de beaucoup de temps pour la visiter! Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille.
Une fois arrivée à Milan, le monsieur de Trenitalia qui m’a aidée à prendre mon billet de train pour Piacenza avec le tarif préférentiel Via francigena et auquel je faisais remarquer que plus mon train était tard, moins j’aurais de temps pour visiter, m’a dit: c’est petit Piacenza, pas besoin de beaucoup de temps pour la visiter! Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille.
Il faisait une chaleur étouffante quand je suis arrivée, et le temps de prendre possession de ma chambre dans un B&B style Liberty (superbe mais un peu glauque) un orage magistral s’est mis en route, arrosant copieusement les passants.
J’ai laissé passer le gros de la pluie puis me suis empoignée à visiter un peu.
Je suis rentrée dans la cathédrale puis une église, plongée dans l’obscurité d’où le son presque lointain de l’orage nous provenait.
La pluie avait réussi à se frayer un chemin et coulait tranquillement à côté d’une petite Chapelle où un livre invitait les passants à méditer sur certains martyrs chrétiens. Un 21 mai, 7 moines étaient égorgés en Algérie et j’ai relu avec émotion le Testament de François de Chergé.
J’ai ensuite dîné dans un café qui faisait une formule formidable: buffet à volonté (bon et sain en plus) pour 10€!
J’ai fait le tour du centre historique en 30 minutes, et encore j’ai fait du lèche-vitrines. Puis je suis rentrée et j’ai un peu discuté avec ma proprio qui m’a indiqué avoir fait l’intégralité du Chemin de st Jacques et qui, dans un élan d’en générosité m’a offert de laver mes affaires (« entre marcheurs il faut bien s’aider! ». je n’ai pas relevé, n’etant pas encore une marcheuse officielle.) j’ai ensuite essayé d’expliquer ma marche à l’autre occupant, un immense Hollandais qui prolongeait son séjour après un mariage à Bergame. Il a semblé très intéressé.
La nuit s’annoncait calme mais c’était sans compter sur l’affection que les Italiens portent à leur télé, qu’ils mettent à toute berzingue. Et j’ai pu profiter du son débile d’un film débile dans la pièce d’à côté jusqu’à presque minuit.
La première étape serait dure..

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