vendredi 03/09: Vésuve et Pompéi. Ultimo giorno a Sorrento!
Réveil plus que difficile après quatre heures de sommeil. A moitié endormie, j'ai fait mon sac puis je suis descendue en ville pour acheter une recharge de téléphone, retirer de l'argent, et acheter des fruits pour la journée (des figues). Dehors, les arbres séchaient leurs larmes, l'eau sur les routes commençait à s'évaporer mais les nuages restaient collés au ciel. La journée en serait moins fatigante!
Je me suis dirigée vers la gare au radar, prête à affronter les pentes du Vésuve cependant. J'ai dégusté quelques figues mais j'aurais dû tout manger car je les trimbalées toute la journée avec moi sans en manger beaucoup....
Je suis arrivée à Pompéi Scavi, j'ai pris mon billet pour le Vésuve (10 euros a/r) et j'ai attendu sagement le bus. Encore un peu écoeurée après les verres bus la veille, j'appréhendais un peu les virages qui conduisaient au cratère...J'ai donc fermé les yeux et nous sommes arrivés après 50 minutes de tournants à mi-Vésuve. Pour accéder au sentier, il faut encore débourser 4,5 euros pour les moins de 25 ans. Mais ça vaut le coup. Ca montait raide, les chaussures vite recouvertes par la poussière volcanique du chemin. J'ai fait l'aller-retour en 45 minutes. Et oui, il me restait Pompéi à visiter! mais en arrivant près du cratère, en contemplant cette bouche béante mais comblée de gravier au fond, et en voyant les fumées s'échapper des parois, on se dit que le Vésuve n'a décidément pas dit son dernier mot! La vue sur les îles au loin était obstruée par un rideau de brume qui les laissait à peine deviner. On ne peut pas faire le tour du cratère et après être arrivée à la dernière boutique de souvenirs qui jalonnent le sentier, j'ai rebroussé chemin. La descente fut facile voir glissante car le gravier était plutôt instable. J'ai croisé vers le bas un couple que j'avais déjà dépassé à l'aller et pour cause: la fille avait des chaussures vernies à très haute semelle en liège, mini-jupe et débardeur. Bref, parfait pour faire le Vésuve! Honnêtement, je me demande à quel point ils ont décidé d'abandonner le combat (j'espère pour eux qu'ils n'ont pas continué!!): soit elle s'est tordue la cheville ou lui en a eu marre de la soutenir (d'autant que ce n'était pas un format léger!).
De retour au bus, de retour dans les virages...Je me suis endormie et j'ai failli rater l'arrêt à l'entrée du site de Pompéi. J'ai suivi le flot de touristes qui y entraient par une des nombreuses portes. Car Pompéi est vaste. Je n'ai pas eu l'idée de prendre un plan mais j'ai finalement réussi à retrouver mes Français qui m'ont très gentiment tout expliqué et on refait un tour des endroits à voir absolument. Saisissant. Pompéi était une très belle ville, avec des villas impressionnantes, de larges avenues, des fresques bien conservées malgré les nombreux et scandaleux graffitis...Une ville comme les nôtres: boulangers, jardins plantés de vignes, thermes superbes, stade, amphithéâtre, théâtre, cimetière....Mais on y trouve ci et là, comme dans le Jardin des Fugitifs, des gens pétrifiés dans leur tentative de s'échapper. Accroupis, sur le ventre, rampant, la tête levée, un chien convulsé...Tout est resté en l'état. On imagine en voyant le Vésuve au dessus des murs ce qu'a dû représenter cette éruption pour les habitants des villes à ses pieds. Son calme sournois n'empêche pas de se le représenter fumant et crachant ses premiers jets de lave dans un ciel devenu noir. Et la panique. Où sortir?? Mais les fumées sont déjà là, elles brûlent la gorge, on ne voit rien. Alors on s'allonge pour éviter de respirer les gaz qui piquent mais c'est trop tard. Et la mort a pris tous ces gens en plein mouvement pour survivre. Le chien surtout m'a bouleversée car en voyant la gueule ouverte, les pattes entremêlées, on l'entend presque hurler de peur et de douleur. Insensible, dites-vous?
Nous avons fini la visite par le forum, après être passés par la maison close (et spartiate) de Pompéi où les marins venaient pour le sentiment et choisissaient leur menu grâce à des peintures très suggestives au-dessus des portes. Rien n'a changé, en fait!
Le soleil qui avait été un peu timide dans la journée a soudain fait paraître ses rayons dorés sur les colonnes du forum. Une lumière magnifique qui a illuminé la vaste place. Puis quittant Pompéi qui s'endormait, délaissé par les touristes et les chiens errants, nous sommes partis pour Sorrento prendre notre dernier repas. Sorrento était animée comme à l'accoutumée; nous avons réservé une table dans un restaurant un peu au hasard, le temps de faire quelques emplettes et nous nous sommes enfin attablés. Un repas bien mérité après une longue journée! Mozzarella di buffala, prosciutto, aubergines grillées, anchois marinés, poulpe mariné, je m'en suis donné à coeur joie! Mais la coeur a eu les yeux plus gros que le ventre car il m'a été impossible de terminer mon assiette de pâtes alla puttanesca. Cavolo....
Dernière soirée à Sorrento: nous nous sommes quittés, chacun prenant une route différente en Italie. Eux, la Toscane et moi, Ischia. Demain, (unique) départ en bateau à 9h30. Le lever promet d'être dur. Je suis rentrée chez moi raccompagnée par B, qui est resté un petit moment, et toujours avec mes figues qui n'avaient de figues que le nom....Ciao Sorrento...E stato bellissimo!
Je me suis dirigée vers la gare au radar, prête à affronter les pentes du Vésuve cependant. J'ai dégusté quelques figues mais j'aurais dû tout manger car je les trimbalées toute la journée avec moi sans en manger beaucoup....
Je suis arrivée à Pompéi Scavi, j'ai pris mon billet pour le Vésuve (10 euros a/r) et j'ai attendu sagement le bus. Encore un peu écoeurée après les verres bus la veille, j'appréhendais un peu les virages qui conduisaient au cratère...J'ai donc fermé les yeux et nous sommes arrivés après 50 minutes de tournants à mi-Vésuve. Pour accéder au sentier, il faut encore débourser 4,5 euros pour les moins de 25 ans. Mais ça vaut le coup. Ca montait raide, les chaussures vite recouvertes par la poussière volcanique du chemin. J'ai fait l'aller-retour en 45 minutes. Et oui, il me restait Pompéi à visiter! mais en arrivant près du cratère, en contemplant cette bouche béante mais comblée de gravier au fond, et en voyant les fumées s'échapper des parois, on se dit que le Vésuve n'a décidément pas dit son dernier mot! La vue sur les îles au loin était obstruée par un rideau de brume qui les laissait à peine deviner. On ne peut pas faire le tour du cratère et après être arrivée à la dernière boutique de souvenirs qui jalonnent le sentier, j'ai rebroussé chemin. La descente fut facile voir glissante car le gravier était plutôt instable. J'ai croisé vers le bas un couple que j'avais déjà dépassé à l'aller et pour cause: la fille avait des chaussures vernies à très haute semelle en liège, mini-jupe et débardeur. Bref, parfait pour faire le Vésuve! Honnêtement, je me demande à quel point ils ont décidé d'abandonner le combat (j'espère pour eux qu'ils n'ont pas continué!!): soit elle s'est tordue la cheville ou lui en a eu marre de la soutenir (d'autant que ce n'était pas un format léger!).
De retour au bus, de retour dans les virages...Je me suis endormie et j'ai failli rater l'arrêt à l'entrée du site de Pompéi. J'ai suivi le flot de touristes qui y entraient par une des nombreuses portes. Car Pompéi est vaste. Je n'ai pas eu l'idée de prendre un plan mais j'ai finalement réussi à retrouver mes Français qui m'ont très gentiment tout expliqué et on refait un tour des endroits à voir absolument. Saisissant. Pompéi était une très belle ville, avec des villas impressionnantes, de larges avenues, des fresques bien conservées malgré les nombreux et scandaleux graffitis...Une ville comme les nôtres: boulangers, jardins plantés de vignes, thermes superbes, stade, amphithéâtre, théâtre, cimetière....Mais on y trouve ci et là, comme dans le Jardin des Fugitifs, des gens pétrifiés dans leur tentative de s'échapper. Accroupis, sur le ventre, rampant, la tête levée, un chien convulsé...Tout est resté en l'état. On imagine en voyant le Vésuve au dessus des murs ce qu'a dû représenter cette éruption pour les habitants des villes à ses pieds. Son calme sournois n'empêche pas de se le représenter fumant et crachant ses premiers jets de lave dans un ciel devenu noir. Et la panique. Où sortir?? Mais les fumées sont déjà là, elles brûlent la gorge, on ne voit rien. Alors on s'allonge pour éviter de respirer les gaz qui piquent mais c'est trop tard. Et la mort a pris tous ces gens en plein mouvement pour survivre. Le chien surtout m'a bouleversée car en voyant la gueule ouverte, les pattes entremêlées, on l'entend presque hurler de peur et de douleur. Insensible, dites-vous?
Nous avons fini la visite par le forum, après être passés par la maison close (et spartiate) de Pompéi où les marins venaient pour le sentiment et choisissaient leur menu grâce à des peintures très suggestives au-dessus des portes. Rien n'a changé, en fait!
Le soleil qui avait été un peu timide dans la journée a soudain fait paraître ses rayons dorés sur les colonnes du forum. Une lumière magnifique qui a illuminé la vaste place. Puis quittant Pompéi qui s'endormait, délaissé par les touristes et les chiens errants, nous sommes partis pour Sorrento prendre notre dernier repas. Sorrento était animée comme à l'accoutumée; nous avons réservé une table dans un restaurant un peu au hasard, le temps de faire quelques emplettes et nous nous sommes enfin attablés. Un repas bien mérité après une longue journée! Mozzarella di buffala, prosciutto, aubergines grillées, anchois marinés, poulpe mariné, je m'en suis donné à coeur joie! Mais la coeur a eu les yeux plus gros que le ventre car il m'a été impossible de terminer mon assiette de pâtes alla puttanesca. Cavolo....
Dernière soirée à Sorrento: nous nous sommes quittés, chacun prenant une route différente en Italie. Eux, la Toscane et moi, Ischia. Demain, (unique) départ en bateau à 9h30. Le lever promet d'être dur. Je suis rentrée chez moi raccompagnée par B, qui est resté un petit moment, et toujours avec mes figues qui n'avaient de figues que le nom....Ciao Sorrento...E stato bellissimo!

Commentaires
Enregistrer un commentaire