la Campania mardi 31/08 - arrivée à Piano di Sorrento

Départ de Chianciano le matin et voyage sans aucun événement notoire.

Je suis arrivée à la gare Napoli Centrale, d’où je devais rejoindre Napoli Garibaldi afin de prendre la Circumvesuviana qui relie Naples aux villes de la côte.
J’ai raté le départ pour Sorrento à la seconde près et j’ai dû me résigner à poireauter ½ heure sur un quai tellement lisse qu’il vaut mieux rater son train que de se risquer à courir après. Des écrans suspendus au-dessus de nos têtes nous criaient de penser à notre assurance santé, de s’abonner à Sky, d’aller voir un spectacle de danse moderne, etc., le tout en boucle. J’ai fini par sortir mon i-pod. Puis le train est arrivé, sans se presser.

Un mot pour qualifier la Circumvesuviana : taguée. Tout est tagué, des trains (où on ne distingue pas l’extérieur) jusqu’aux stations où de jeunes plaisantins se sont appliqués à en recouvrir les noms, ce qui pour une touriste fraîchement arrivée comme moi, était très stressant. Ils n’ont pas oublié les bâtiments et les murs, bien sûr. Tant qu’il y aura des murs, il y aura des tags ! J’ai pu voir la banlieue de Naples, très sale, désordonnée et…taguée comme toute banlieue qui se respecte. Après une heure et après avoir cru plusieurs fois avoir manqué l’arrêt de Piano di Sorrento (puisqu’on distingue très mal le nom des stations), je suis arrivée à Piano. J’avais eu peur, en voyant le manque cruel de charme des bourgs par lesquels on passait, que Piano ne soit comme ça. Mais non. Plus on avançait, plus la côte embellissait : jolies percées sur la mer, villas élégantes, immeubles proprets, pins ombrageux, et de grands citronniers qu'on apercevait dans les jardins.

Arrivée à Piano, comme dans toute nouvelle ville, j'étais presque perdue...Puis à force de demander aux gens, de faire trois aller-retours avant de trouver la bonne rue, de tomber sur un gars qui voulait me donner son numéro de portable (mais il n'avait pas de stylo, et moi non plus, bizarrement...), j'ai fini par arriver à la chambre d'hôtes où j'avais réservé une chambre. Sur le chemin, j'ai redécouvert les Italiens qui, en dragueurs invétérés qu'ils sont, klaxonnent, sifflent et dévisagent sans vergogne les filles. Ou alors ils me trouvaient bien pitoyable en train de tirer ma grosse valise sur les rues pentues de Piano!!

J'ai retrouvé ma propriétaire qui m'a fait visiter ma nouvelle résidence temporaire: il s'agit d'un appartement situé dans un lotissement arboré (donc assez sombre) dans le haut de la ville, avec une petite terrasse et une salle-de-bain personnelle sur le palier, et une chambre aux murs peints en bleu clair, éclairée par un néon qui m'a donné la nausée. J'étais toute seule apparemment. Tant mieux! Elle m'a montré les choses à faire dans le coin puis elle est partie.
Je me suis empressée de mettre toutes mes affaires dans l'armoire, j'ai fait mon sac pour le lendemain et j'ai appelé les amis de mes parents qui étaient à Piano avec leur fils, un ami de maternelle que je n'avais pas vu depuis 7 ans. Ca ne répondait pas et je suis partie à la gare, repérer comment s'organisait la ville, et me sustenter.

En marchant pour aller à Pizza Express, je suis passée devant la boutique d'un cultivateur qui vendait le fruit de son jardin: il avait de très beaux légumes et je me suis arrêtée après avoir pris ma pizza. Grosse erreur car évidemment, nous avons papoté et j'ai remporté ma pizza froide. Enfin il m'a assuré qu'il ne traitait pas et m'a dit que je pourrai venir avec mes amis visiter son jardin: 2 hectares, selon lui un grand espace pour Sorrento où les terrains sont plutôt escarpés! Puis je me suis tranquillement acheminée vers ma chambre- appart', où j'ai mangé et puis je me suis gentiment couchée, car j'étais un peu fatiguée. Il n'y avait pas internet, voilà pourquoi j'écris tout avec quelques jours de retard.

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