Jour -1 avant l'ouverture
Programme de la matinée: distribution des tracts dans les hôtels de Chianciano avec la Signora dans une partie de la ville. L'autre étant couverte par le fiston et C.
Répétons-le, la partie moderne de Chianciano se compose d'hôtels, et exclusivement d'hôtels. Il y en a environ 200, ce qui en dit long sur la capacité d'accueil de la ville. Quand le gouvernement payait les cures, ceux-ci étaient bondés. A présent, ce ne sont que des concurrents dont le nombre d'étoiles ne reflète forcément pas la qualité de leurs installations. Et certainement pas leur déco. Dieu que c'est kitsch.
Nous sommes le 31 mars. J'ai été très étonnée de constater que soit les hôtels sont fermés, soit ils sont en train d'ouvrir. Il semble que très peu soient ouverts à l'année; toujours est-il que la plupart entame une grande cure purgative à l'approche de la saison touristique qui va commencer très bientôt. Tous les hôteliers étaient donc en train de tailler les dernières haies, laver à grandes eaux les terrasses, briquer tout ce qu'il y a à briquer, dépoussiérer, installer les meubles de jardin...et certains, terrés derrière leur comptoir, se lamentaient sur la chute du business. J'ai donc laissé quelques affiches et des tracts dans de petites pensions proprettes, ou dans des hôtels qui auraient gagné en classe en enlevant les néons, les plantes à gogo et surtout ce vert vif omniprésent ici (en particulier sur les volets roulants des immeubles, ce qui jure terriblement avec la brique). che peccato....
Tous les hôteliers étaient plutôt contents de mettre les affiches car ils considèrent cela comme un échange: ils nous font de la pub et on leur en fait. Puis pour Chianciano qui a une vocation d'accueil touristique totalement assumée, il est important d'avoir des activités culturelles car elles restent rares. Un autre musée existe, mais il expose le résultats de fouilles effectuées aux alentours (objets étrusques, donc). Ca n'est pas le même public.
J'ai donc été assez contente de faire ça: c'est toujours mieux que de rester enfermée dans le musée et ça m'a fait pratiquer mon italien (qui ne progresse absolument pas)! Et j'ai pu voir les premiers touristes armés de sac-à-dos et d'appareils photos.
Au milieu de notre expédition, nous avons fait un crochet par le marché. Un très beau marché auquel je me rendrai la semaine prochaine sans faute! pas le temps aujourd'hui. La signora devait acheter des plantes pour l'Expo2 afin de créer une sorte de jungle pour les iguanes en bois. Ceci fait, nous avons continué notre distribution puis nous sommes rentrées au musée.
A midi, C. est venue me dire qu'elle allait faire des courses (et après tout, elle avait raison, nous avions bien le droit à une pause!). Les courses à la Coop faites, nous avons pris le chemin du retour quand, surprise, nous sommes tombées sur une procession funéraire 'à l'ancienne', avec le prêtre marchant devant, puis le cercueil , puis la famille. Le plus incroyable est que, Chianciano n'étant pas un village, ils devaient faire la procession sur la route qui mène aux grandes villes mais aussi au cimetière, bloquant ainsi la circulation. Les gens sont tolérants, cependant. La radio diffusait Elvis Presley à ce moment et le contraste a été tellement saisissant que nous n'avons pas pu nous empêcher de rire.
J'ai essayé de finir les étiquettes cet après-midi: chose impossible à cause d'une imprimante capricieuse et de mes déficiences en italien, et de nouveaux objets apportés dans l'après-midi. La signora m'a mis un coup de pression à 19h car la Sindago (Mme la Maire) était arrivée, Dio mio!! branle-bas de combat, tout le monde sur le pont, sauve qui peut, il faut faire des étiquettes, vite et très vite!!!! la signora venait toutes les 5 minutes pour voir si j'en avais imprimé, mais il y a 3 formats, donc 3 mises en page et bah ça prend du temps...Et puis va savoir quelles étiquettes doivent être imprimées pour tel format? J'ai été saluer Mme la Sindago qui a posé devant les 'oeuvres'. Puis après sa visite de courtoisie, nous sommes partis au restaurant nous remplir la panse d'artichaut au prosciutto, de pâtes à la crème d'asperge, d'ossobuco, de légumes et de gâteau au chocolat avec de l'ananas. Lé-ger, je le répète. Le double menton me guette. Demain, ouverture des expos et du musée.
Répétons-le, la partie moderne de Chianciano se compose d'hôtels, et exclusivement d'hôtels. Il y en a environ 200, ce qui en dit long sur la capacité d'accueil de la ville. Quand le gouvernement payait les cures, ceux-ci étaient bondés. A présent, ce ne sont que des concurrents dont le nombre d'étoiles ne reflète forcément pas la qualité de leurs installations. Et certainement pas leur déco. Dieu que c'est kitsch.
Nous sommes le 31 mars. J'ai été très étonnée de constater que soit les hôtels sont fermés, soit ils sont en train d'ouvrir. Il semble que très peu soient ouverts à l'année; toujours est-il que la plupart entame une grande cure purgative à l'approche de la saison touristique qui va commencer très bientôt. Tous les hôteliers étaient donc en train de tailler les dernières haies, laver à grandes eaux les terrasses, briquer tout ce qu'il y a à briquer, dépoussiérer, installer les meubles de jardin...et certains, terrés derrière leur comptoir, se lamentaient sur la chute du business. J'ai donc laissé quelques affiches et des tracts dans de petites pensions proprettes, ou dans des hôtels qui auraient gagné en classe en enlevant les néons, les plantes à gogo et surtout ce vert vif omniprésent ici (en particulier sur les volets roulants des immeubles, ce qui jure terriblement avec la brique). che peccato....
Tous les hôteliers étaient plutôt contents de mettre les affiches car ils considèrent cela comme un échange: ils nous font de la pub et on leur en fait. Puis pour Chianciano qui a une vocation d'accueil touristique totalement assumée, il est important d'avoir des activités culturelles car elles restent rares. Un autre musée existe, mais il expose le résultats de fouilles effectuées aux alentours (objets étrusques, donc). Ca n'est pas le même public.
J'ai donc été assez contente de faire ça: c'est toujours mieux que de rester enfermée dans le musée et ça m'a fait pratiquer mon italien (qui ne progresse absolument pas)! Et j'ai pu voir les premiers touristes armés de sac-à-dos et d'appareils photos.
Au milieu de notre expédition, nous avons fait un crochet par le marché. Un très beau marché auquel je me rendrai la semaine prochaine sans faute! pas le temps aujourd'hui. La signora devait acheter des plantes pour l'Expo2 afin de créer une sorte de jungle pour les iguanes en bois. Ceci fait, nous avons continué notre distribution puis nous sommes rentrées au musée.
A midi, C. est venue me dire qu'elle allait faire des courses (et après tout, elle avait raison, nous avions bien le droit à une pause!). Les courses à la Coop faites, nous avons pris le chemin du retour quand, surprise, nous sommes tombées sur une procession funéraire 'à l'ancienne', avec le prêtre marchant devant, puis le cercueil , puis la famille. Le plus incroyable est que, Chianciano n'étant pas un village, ils devaient faire la procession sur la route qui mène aux grandes villes mais aussi au cimetière, bloquant ainsi la circulation. Les gens sont tolérants, cependant. La radio diffusait Elvis Presley à ce moment et le contraste a été tellement saisissant que nous n'avons pas pu nous empêcher de rire.
J'ai essayé de finir les étiquettes cet après-midi: chose impossible à cause d'une imprimante capricieuse et de mes déficiences en italien, et de nouveaux objets apportés dans l'après-midi. La signora m'a mis un coup de pression à 19h car la Sindago (Mme la Maire) était arrivée, Dio mio!! branle-bas de combat, tout le monde sur le pont, sauve qui peut, il faut faire des étiquettes, vite et très vite!!!! la signora venait toutes les 5 minutes pour voir si j'en avais imprimé, mais il y a 3 formats, donc 3 mises en page et bah ça prend du temps...Et puis va savoir quelles étiquettes doivent être imprimées pour tel format? J'ai été saluer Mme la Sindago qui a posé devant les 'oeuvres'. Puis après sa visite de courtoisie, nous sommes partis au restaurant nous remplir la panse d'artichaut au prosciutto, de pâtes à la crème d'asperge, d'ossobuco, de légumes et de gâteau au chocolat avec de l'ananas. Lé-ger, je le répète. Le double menton me guette. Demain, ouverture des expos et du musée.

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